Notre terrain de jeu est dehors. Dehors en pleine nature. Certains sont sur les sommets, d’autres au plus profond de l’eau, une majorité entre les deux. Mais dehors. Pourtant ce terrain de jeu commence à être sacrément défoncé. Un vrai punching-ball qui ne va pas tarder à muter ballon crevé. Imaginons que les All Blacks aient joué 48 heures non-stop sur un terrain détrempé en crampons à neige. Tout All Blacks qu’ils sont, il y a fort à parier qu’ils se seraient pris une bonne branlée par le jardinier en charge du terrain. Le problème c’est que notre terrain n’a pas de jardinier et qu’il n’y a pas beaucoup d’autre solution que de se prendre en charge nous-mêmes. Oui, tout le système est à changer. Mais en attendant la transition qui ne vient pas, on fait quoi ? On intègre l'équipe des All Blacks, on fait du greenwashing ? Comme on n’en reste pas moins de bons vieux humains pas du tout blancs comme neige mais salement judéo-chrétiens, on a d'abord pensé à une flagellation collective, une douche froide au canon à eau, ou une semaine à genoux sur une règle, face au mur… Dans la grosse tarte à la crème de l’écologie, chacun a des choses à se reprocher, à digérer, à avaler. C’est Mathieu Navillod qui a jeté la première bouteille à la mer. Histoire de faire passer un bon vieux message.
Mathieu est un skieur de bosses. Le principe du ski de bosses ? Prendre un maximum de vitesse dans un mur aussi bosselé que raide et avec une neige fort dure. Si cela n’était pas suffisant, rajoutez deux gros sauts au milieu. Cette activité, au programme olympique depuis 1992, nécessite de traverser la planète dans tous les sens pour participer à l’ensemble de la coupe du monde, et en passant de modeler le terrain avec des grosses machines qui polluent. Dégueulasse. Evidemment, avec ce genre de traitement le Centre de Rééducation des Sportifs de haut niveau n’est jamais loin. Encore d’autres allers-retours ! Mais, hasard du tableau de casse, c’est là qu’il y rencontre Jimmy Humphreys, basketteur Français, jadis en équipe de France jeune, qui a le triste record du nombre de jours consécutifs au centre de rééducation précité et qui fait également partie de la famille Sclavo. Les Sclavo sont depuis plus de cent ans spécialisés dans le recyclage. Jamais ils n’ont enfoui quoi que ce soit. Toujours ils ont revalorisé, bien avant que l’on en parle. L’arrière-grand-père Sclavo recyclait chiffons et peaux de lapins, direction la friperie du coin ! Cette entreprise toujours entièrement familiale peut se targuer d’un taux de revalorisation des déchets de plus de 93% contre une moyenne nationale de 60%. On arrête là la publicité car si l’idée de départ est bien née de la rencontre du basketteur et du skieur au(x) neurone(s) secoué(s), Jimmy voulait agir en philanthrope sur ce projet. Ce sera d’ailleurs notre ligne de conduite : si tu veux jouer, tu mets la main à la poche et les idées sur la table !
Compte tenu de la forte concentration en athlètes et autres créatifs plus enclins à la potacherie qu’à l’organisation et la rigueur, on s’est également adjoint dès le début du projet d’un garde (pour les) fous. Gino Décisier un vieux de la vieille du milieu de l’outdoor, présent pour éviter de nous disperser, garder le cap et le budget. Car si un projet qui ne coûte rien est par essence inestimable, nos poches ne sont, elles, pas sans limite.
Mathieu, donc, jette une bouteille à la mer. Dans cette bouteille, une première idée. Notre terrain de jeu se dégrade et si on ne fait rien, tel un poulet pas trop fermier, nous allons finir par jouer les deux pieds dans notre fumier. Par où commencer ? Les sportifs de haut-niveau et ceux qui les suivons, nous, avons un problème majeur : nous sommes particulièrement moches. Moches dans nos actes avec un bilan carbone déplorable, et pas seulement à cause du CO2 que nous dégageons dans nos efforts. Cependant cette mocheté leur donne une certaine visibilité et peut nous permettre d’alerter le plus grand nombre. L’idée est donc d’agir sur l’un des maux qui nous ronge et surtout d’envisager la solution, minimiser notre empreinte physique. Comme l’écrivait Samivel « apprends à demeurer libre, paisiblement immobile afin que les dieux timides et humbles créatures cessent de s’émouvoir de ta présence».
Mais qui sommes-nous pour donner des leçons ? Personne, et d’ailleurs des leçons de quoi tant notre ignorance est grande. Savez-vous qu’une batterie de voiture se recycle à 98% ? Jimmy, lui, fait rentrer 400 tonnes de détritus par jour et peut nous donner quelques infos utiles. Son métier est de co-construire une économie circulaire, vertueuse et décarbonée pour que nos déchets d’aujourd’hui deviennent nos matières premières et nos énergies de demain. Voilà quelqu’un qui trouve du sens chaque matin quand il se lève. Loin des « à quoi bon, c’est trop tard, autant se pendre illico ». Avancer sans trop impacter, ce sera déjà un petit pas pour l’homme comme disait Amstrong.
Mais comment faire passer cette information ? L’alarmisme de marche pas, même si Greta Thunberg hurlerait ici le contraire. Soyons positifs. Partons sur des choses simples, des photos. C’est là où, moi, tout Dom Daher non amphibie que je suis, je me retrouve en brasse coulée derrière la bouteille. Ok, alors, on fonce ! Il faut quinze jours pour monter le projet. Ceux qui sont là, sur les photos, ont répondu présent sans hésiter une seconde. Les inconscients : ils ne savent pas dans quoi ils se sont lancés.
C’est décidé : deux photos par personne. L’une évoquant le problème, pratiquer sa passion sur un monticule de détritus. L’autre, la solution, une image sur la chaine de tri, plutôt de loin car ce n’est pas l’athlète qui est au centre mais la cause.
Nous avons donc balancé notre bouteille au hasard. Certain skieurs, milieu où nous avons le plus de contacts, se sont retrouvés sur un vtt ou sous un parapente. Du coup, ceux qui étaient plus à l’aise sur un vtt sont montés sur un vélo de route, des traileurs sur des skis de rando… La logique n’a jamais été notre fort, le tout, c’est d’en être conscient.
Dans l’ordre de la production photographique, Jean-Fred Chapuis essuie les plâtres. Skicrosseur de son état il est médaillé olympique, champion du monde, vainqueur de la coupe du monde. Nul doute que Jean Fred sache skier. Il fera donc du vtt. On est en novembre, à quelques semaines du début de la Coupe du monde et pourtant il n’a pas hésité à venir se rouler dans les poubelles avec nous. Une montagne de déchets d’un côté symbolisant le chaos de ce que pourrait devenir la nature qui nous entoure et d’autre part un tamis visant à trier les déchets par taille, pour signifier la solution. D’ailleurs ce n’est pas que dans les poubelles qu’il s’est roulé. La cause a beau nous toucher, nous n'en restons pas moins une bonne bande d’idiots, à finir toujours vautrés par terre de rire.
Romain Raisson déboule ensuite avec son parapente. Il travaille pour une marque de ski et on ne pouvait pas trouver bien pire comme moment non plus, début de saison, pour le convier à notre petite sauterie. Romain, c’est un skieur solide, il a participé aux X Games à l’aube de ce qui allait devenir l’une des compétitions majeures. Mais Romain, c’est aussi un pilote de parapente hors-pair. Lui non plus n’a pas réfléchi beaucoup, même s’il paraît qu’il en est capable, pour venir déchirer sa voile épaisse comme du papier à cigarette dans une montagne de câbles électriques. Entre les câbles multicolores et les suspentes des parapentes, il y a comme un air de famille... Le portrait qui suit se fait dans un vieux bâtiment dédié à la valorisation des métaux comme le cuivre qui est contenu dans les câbles.
Le moment tant redouté arrive pour moi. L’heure de me jeter à l’eau. Stéphane Tourreau, apnéiste vice-champion du monde d’apnée en poids constant avec 113 m est le prochain sur la liste. Il est entre deux compétitions et n’a qu’une combinaison un millimètre. L’eau est chaude (enfin surtout pour moi avec mes 5,2 mm) mais l’air est à 5°. Suite à une sombre histoire de téléphone portable pas chargé on rate notre fenêtre de tir sous-marine. Tout était là. L’eau, l’homme poisson, le bateau, le photographe… Mais pas l’appareil photo ! C’est probablement cela qui m’a sauvé. Sans le matériel on cherche un plan B pour le lendemain matin à l’aube, Stéphane devant repartir vite. On ausculte le bord de mer pour trouver une digue permettant de se passer du bateau et gagner ainsi du temps. On tombe alors sur une de ces hérésies de la Côte d’Azur : une villa construite les pieds dans l’eau avec un port taillé à même la roche rouge sang, une piscine volée sur l’espace public. Le comble : un palan en inox permettant au propriétaire de mettre son bateau hors de l’eau dans son jardin. Une bénédiction avec un débord pour y attacher la corde nécessaire à la mise en place de la ligne de vie, grâce à laquelle l’apnéiste va pouvoir descendre (et surtout remonter) bien à la verticale. D’autre part, cette piscine naturelle nous a permis, armés d’une petite épuisette, d’éviter de polluer un peu plus le littoral, en récupérant les déchets nécessaires à la production des photos. Arrivés sur le site avec un sac poubelle, nous en sommes repartis avec deux… A noter : Stéphane, en tenue de sirène avec sa monopalme sous le bras, dans ce lieu incongru, n’a pas fait rire que nous.
Mais question ridicule, c’est Mathieu Navillod qui l’a décrochée, la palme. Imaginez cet ancien membre de l’équipe de France de ski de bosses se balader dans la zone industrielle de Fréjus, skis sur l’épaule, masque sur le nez au son du claquement de ses chaussures de ski sur le goudron. Cette image, c’est la seule que j’avais en tête, la photo facile, en fait. Le ski, il sait faire, pour les besoins de plusieurs tournages il avait déjà skié sur de la terre ou des cailloux, alors des poubelles… Mon truc justement, ce sont les photos de ski. Zone de confort maximale. Il prend un peu d’élan fait un saut et pose tranquille dans la douceur de vos poubelles. On lui jette quelques épluchures et autres poissons pourris pour illustrer la neige qui vole, et l’affaire est dans le sac. Que nenni. On n’adore pas quand un plan se déroule sans accrocs. On veut traiter les déchets dans leur ensemble et ne pas retomber sur une image semblable à celles déjà faites, notamment avec Jean-Fred. Alors, on part sur le plus gros tas d’immondices que l’on trouve qui ne soit pas du déjà-vu. Une montagne de planches et de clous. Idéale pour se faire bien mal et pas le temps de vérifier les vaccins anti-tétanos. Cela aurait pourtant été une bonne idée compte tenu du coefficient très élevé de ratasses occasionnées par l’accélération subite des planches vernies et l’arrêt brutal provoquées par celles garnies de bons vieux clous rouillés. Je garde ces funestes images pour des dossiers ultérieurs, toujours utiles à ressortir lors d’une occasion festive.
Liv Sansoz, double championne du monde d’escalade, et 82 sommets de plus de 4000 m des Alpes à son actif vient en ULM depuis Chamonix. Avec elle, Bertrand Roche, dit Zebulon, guide de haute montagne et deux fois summiter de l’Everest, dont la première fois à 17 ans et les 7 plus hauts sommets du monde en parapente à son actif.
L’ULM c’est une consommation de 15 litres d’essence sans plomb à l’heure (environ 6L au 100 si on tentait de ramener cela à ce que l’on connaît) et s’il faut normalement 6 heures et 600 kilomètres en tombeau roulant, il ne faut qu’une heure trente dans le ciel aux deux alpinistes pour nous rejoindre. Dans ma petite tête de doux rêveur, j’imagine Liv au sommet d’une tour de granit ou autre pic digne de Monument Valley en train de plier sa corde avec de grands mouvements de bras, jetant ensuite les anneaux dans le vide pour s’envoler (une fois de plus) dans un grand rappel aérien. L’escalade se fera au milieu des cubes, balles de papier qui pèsent chacun plus d’une tonne. Et aussi improbable que cela paraisse tout fonctionne. La solution au problème se capturera sur la machine qui prépare le papier au recyclage en le compactant.
Pas de chance pour Zebulon : on lui offre un bivouac les pieds dans l’acide de batterie… L’image improvisée permet de mettre en avant le recyclage des piles. La proximité du hangar de stockage des produits dangereux permet à nos héros de l’Aéropostale de finir dans les temps et de fendre le brouillard qui s’installe dans les vallées alpines.
Au tour du surfeur, être d’ordinaire incontournable dès qu’il s’agit de gloser sur la saleté des océans. Le manque d’iode caractérisant les Alpins que nous sommes en a peut-être effrayé certains. Le swell historique qui s’abat sur la côte ouest, la tempête du siècle (ne me dites pas que vous n’avez jamais vu Point Break, c’est bien de se taper Les Misérables en trois langues mais si t’a pas vu Point Break t’as rien vu) sous le nom d’Amélie, d’une part et le fait que nous sommes en plein milieu de la saison des compétions rend le projet beaucoup plus compliqué.
C’est le waterman Rico Leroy qui arrive tant bien que mal jusqu'à nous. Le carburateur dans une main, le câble d’accélérateur dans l’autre, et tenant le volant avec les genoux, qui se situe chez ce bon Français bien de chez nous à droite (le volant, pas les genoux). Il est lui aussi champion du monde, double et en double car évoluant à deux sur une longboard. En tandem, quoi !
Il n’y a pas eu une seule photo facile, même, surtout, celles qui devaient l’être. Or, sur le papier, le projet ne tient que par le résultat. LA photo parfaite. L’œuvre d’art. Le problème c’est que j’étais le seul dispo dans un rayon de déchetterie acceptable. Et certes je maîtrise la pression du doigt sur le bouton mais l’œuvre d’art… Une autre histoire. C’est ici que notre garde-fou intervient. « Pour le prix Nobel de la photographie on repassera, par contre on veut un truc qui parle aux gens. Il faut qu’ils se posent la question de savoir si on a fait ça sur Photoshop ou non, et comme t’es un manche en informatique, ça marchera ! ». Gino Décisier a toujours su parler aux gens, lui. Bref je ne dors pas beaucoup. Mes doigts sont moites, et le fond de l’œil rouge comme une jauge d’essence sur la réserve. J’ai bien une image en tête. Une plage en mode déchetterie qui nous ferait penser que si on ne fait rien on va finir par réellement se mettre à l’eau dans des conditions apocalyptiques. Mais si pour l’apnée on a pu bricoler un truc dans l’eau, pour la pratique qui nous intéresse maintenant, la Côte d’Azur n’est pas la plus appropriée. En plus, le mec, Rico Leroy, fait deux fois ma taille donc autant pour le mettre dans le cadre que pour le fait de manquer l’image, j’ai la pétoche. Qui vivra verra et pour le moment Poséidon est reparti à l’eau et moi je suis toujours vivant, heureux d’avoir partagé un moment avec lui !
La prochaine victime sur la liste, c’est Laurie Renoton. Victime, c’est bien le terme. Laurie elle fait du trail et du vtt. Donc, elle fera du vélo de route. Je suis fan de vélo de route. J’adore rouler, et par-dessus tout, j’adore photographier le vélo de route. Un peu comme si j’avais une mission. Prendre le sport le plus moche possible et essayer de le rendre beau. Laurie c’est du top chrono. Elle aura passé plus de temps à enfiler son cuissard qu’à faire des images. Outre le fait qu’on avait 20 minutes (temps de la pause des employés) pour faire son portrait dans la chaine de tri. Oui, on ne vous l’a pas dit, mais le fait d’éparpiller tous ces déchets bloque littéralement tout le centre de tri. Les camions et leurs 400 tonnes de déchets quotidiens s’amoncellent devant nos clowneries.
Notre semaine dans les poubelles du sud de la France s’achève. Je n’ai plus un seul neurone qui connecte. C’est pourtant là que les choses se compliquent. Au début de notre réflexion sur les gens à qui nous voulions parler du projet il y avait Kilian Jornet. Kilian on ne le présente plus, multi-recordman de tout ce qui se monte à pied ou à skis. Immédiatement il a dit oui, enthousiaste comme jamais. Sa femme, Emelie Forsberg qui est également championne du monde de ski-alpinisme, est aussi super motivée. Puis, les jours ont passé. Il était sur l’Everest pour une énième performance extraterrestre, et nous avons précipité le projet afin de le mener à bien. Puis, le téléphone a sonné. « C’est bon les gars je suis dispo, c’est quand déjà qu’on fait les photos ? »
Mais qu’est-ce qu’on fait doudou, dis donc ? On se passe de la notoriété et surtout de la motivation de Kilian qui potentiellement peut nous faire toucher beaucoup plus de monde ? On défonce encore un peu la planète pour qu’ils viennent avec leur bébé jusqu’à nous ? On trouve un tas d’ordure plus proche de chez eux ? La réponse vient avant qu’on ne la pose. « La déchetterie à côté de chez moi est d’accord. Il y a un train qui vient jusque-là ».
Dans nos poches, la poussière pique les yeux (copyright IAM L'école du Micro d’Argent). On demande à ses sponsors un coup de pouce pour la bonne cause ? Non, sur ce type de projets, le risque de récupération en mode greenwashing est trop fort. Alors, on va encore, paradoxalement, alourdir son bilan carbone.
Car dix jours après avoir quitté le Sud de la France me voici dans une déchetterie qui sent le hareng, au fin fond de la Norvège. Celle-ci gère les déchets d’une ville de moins de 2000 habitants et donc des tas d’ordure proportionnels, ce qui rend mes projets de mégalomanie ordurière caduques. Et c’est reparti pour une nuit blanche : j’ai peur mais j’y vais !
Kilian ce n’est pas qu’un athlète hors-normes, c’est aussi un sacré photographe. Re-nuit blanche, à papoter. Sur le site on trouve deux ou trois choses, ça devrait passer. Surtout, le voisin derrière la déchetterie recycle du pneu. La magie opère. Nous sommes clairement l’animation du jour. Au moins j’ai un avenir professionnel. Après un chifoumi (pierre, feuille, ciseaux) Kilian sera en trailer et Emelie en skieuse-alpiniste. Le projet nous a appris à nous adapter et à laisser à tout un chacun, star ou simple passionné, trouver des solutions. Emelie est une jeune maman, je n’en mène pas large à l’idée de lui faire escalader des tas de plastique à la stabilité aléatoire, parsemés de câbles rouillés…
Merci à tous ceux qui, dans l’ombre et bénévolement ont participé à ce projet :
Lauriane Miara, Jérôme Décisier, Audrey Larguier, François-Xavier Heuls, Marie-Christine Théron, Elodie Lavesvre, Thomas Humphreys Anthony Sclavo, Frédéric Sclavo, Alicia Sclavo, Michel Sclavo et toutes les équipes de Sclavo Environnement, Pierre Minary, Florence Capitaine, Sylvain Carroué, Quentin Chaumy.
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