A ce moment précis, Cees comprend que son acharnement, jusqu’à l’accident, va se payer.
« J’ai réalisé, qu’à part le snowboard, je n’avais rien. Pas de petite amie. Pas de soirées prévues. Que dalle ! J’ai repris mes études à Amsterdam et puis,, dès que j’ai pu, j’ai remis ça avec ma planche. D’elle, et de la ville, je ne peux pas me passer ! » Un drogué que les policiers russes auraient peut-être dû mettre en état d’arrestation, finalement ?
Dans le film racontant la vie de l’incorrigible Riding Dutchman, la Bande Originale ne serait pas du Wagner, mais plutôt du rap ou du métal, ponctuée de " Soooo Sick ! " Drôle de destin de citadin. La poudreuse, il y pense parfois, lui qui n’y a jamais mis les boots. Mais plus pour se rapprocher des montagnes et moins essuyer une petite solitude urbaine, que pour les sensations que cela pourrait lui procurer. "Quand je suis allé à Sotchi, j’ai aimé discuter avec les riders locaux, on a bu des coups, et là-bas, on boit beaucoup ! Ca désinhibe, on fraternise !" L’amitié est quelque chose d’essentiel dans le snowboard, « une bande d’attardés qui a choisi la liberté ». S’il finit un jour au Japon, et son écume légère, ce sera en splitboard, histoire de ne pas payer le forfait, beaucoup trop dispendieux à ses yeux. « Et puis, je veux être unique, faire quelque chose de différent. Tout le monde va dans les montagnes, rider des mètres cube de poudre… » Ce n’est donc pas demain la veille qu’on verra Cees siffler Etoile des Neiges dans des œufs à Bariloche.