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Dans le ventre des J.O.

Musée Olympique de Lausanne

Story by NEUFDIXIEME February 13th, 2018
Allez, soyez honnêtes, qui parmi vous sait placer sur une carte PyeongChang en Corée du Sud, que la plupart d’entre nous prononcent Pyongyang en pensant à la Corée du Nord ? C’est pourtant bien cette ville du nord-est du pays, qui va accueillir les prochains Jeux olympiques d’hiver jusqu’au 25 février.

Ah, les JO, ses exploits fous, ses grosses médailles, ses torches design, ses costumes de cérémonie plus ou moins sortables. Ses épreuves cartoonesques comme le curling, ses Rasta Rockett qui se retournent comme des crêpes en bob, ses Noirs qui ridiculisent Hitler et ses théories de bons Aryens et ne prennent pas de gants (enfin, remember Mexico, ça dépend) pour dire ce qu’ils pensent du dégradant de leur situation. Il y en a des légendes, il y en a des objets. Trop tentant d’aller fouiner dans les entrailles de 122 ans d’histoire du sport. Parmi ces milliers de pièces, l’immense majorité ne sera jamais exposée au musée olympique de Lausanne. Autant dire que vous êtes de sacrés privilégiés. Let’s go, descendons dans le ventre des JO.

L'entrée du Musée, ses cinq anneaux. A ne pas confondre avec une marque de voiture allemande. Eux n'en ont que quatre. Ils ont mal copié.

Où l’on apprend comment on récupère les équipements encore imbibés de sueur des athlètes.

Dans son bureau du musée Olympique qui donne sur le superbe parc descendant vers le lac Léman, Yasmin Meichtry se souvient de Rio .«Je suis assez fière d’avoir rapporté le maillot de la gymnaste Simone Biles médaille d’or du concours général". La responsable du patrimoine culturel parle ici de la méconnue collecte aux Jeux, véritable chasse au trésor. « Depuis 1988, une équipe de trois à quatre personnes va dénicher des objets pour le musée lors des JO. Car notre fonds est principalement constitué de donations qui proviennent des athlètes eux-mêmes, des membres du CIO, des comités d’organisation, et de fonds privés. « Pour chaque JO, nous travaillons en amont avec les différentes fédérations internationales. L’on tente d’identifier les médaillés potentiels, ou de trouver de belles histoires personnelles, nous nous intéressons par exemple aux équipes de réfugiés. Il est rare, même lorsqu’on se rend sur place de faire les transactions en direct. Pour le maillot de Simone Biles, il y a eu beaucoup de négociations avec ses agents. On a récupéré la tenue 6 mois plus tard… » Dans la même veine, un médaillé d’or français en escrime a livré ses vêtements bruts de transpiration dans un sac, à porter au nettoyage sur place, idem pour le double femmes en tennis médaillé d’argent composé des Suissesses Martina Hingis et Timea Bacsinszky. Grandeur et liquéfaction ! Passionnée de tennis, Yasmin a pu également emporter dans sa valise la tenue d’Andy Murray, champion olympique pour la deuxième fois du simple messieurs. On ne sait pas si ce dernier a sué dedans, mais, même ça vaudrait de l’or…

Au pays de l'argentique. Quand on avait le stress de la chambre noire. Et des ratés irrécupérables.
De la neige, un ciel d'où il va encore en tomber. Mais, c'est les JO d'hiver !
Album souvenir à ne pas mettre entre toutes les mains. Sauf celles, gantées, de l'archiviste en chef.
Le premier sur la ligne, avec un chouïa d'avance, Carl Lewis. Il a signé la photo finish.
"Seuls 1500 objets et 5000 photos sont exposés sur les trois étages du musée. Une goutte d’eau dans les grands fonds de ce patrimoine, précieusement archivé dans les sous-sols. Il y a ici des objets qu’on ne montre jamais. Des trésors qui sont autant d’histoires qui dorment... Et qu’on est allés réveiller."

Où l’on apprend que Pierre de Coubertin était un brin libertin.

Nous voici en compagnie de Sabine Christe responsable du département des archives historiques. La jeune femme nous a préparé quelques pépites. Comme cette imposante boîte en bois envoyée par la station de ski suisse de Saint-Moritz au CIO pour les JO de 1960. « Les villes candidates souhaitaient se distinguer en valorisant leur patrimoine : dans les tiroirs, vous avez le dossier complet de candidature, mais aussi les dépliants touristiques qui montrent les infrastructures existantes, indispensables pour vendre la station ». Le sculptural triptyque en bois de Sion, candidate aux JO d’hiver d’Innsbruck, est une des dernières illustrations du délire des candidatures. Dans ce fonds documentaire qui dort dans des pièces toujours à 20° et 50% d’humidité, d’autres perles sommeillent. Comme l’énorme correspondance de Pierre de Coubertin, 10 m de lettres en tous genres. « Récemment, nous avons acquis pour 1500 francs suisses, un lot de 4 lettres du fondateur des JO modernes. Tout comme dans son journal intime (carnet d’août 1936 à septembre 1937), il s’agit de considérations personnelles, où, ruiné, il s’inquiète de ce qu’il va laisser à ses enfants malades… » On imagine le long travail de déchiffrage digne de Champollion, le baron n’écrivant qu’en micro pattes de mouche….

La pièce culte rare, celle que tout le monde veut être le premier à dénicher dans un marché de l’art sportif de plus en plus concurrentiel, est le Manifeste olympique. Un discours de quatorze pages du jeune Coubertin prononcé le 25 novembre 1892, au terme d’un congrès de l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques à la Sorbonne. «C’est la première fois qu’était évoquée l’idée des Jeux olympiques. » Ce manifeste est l’Arlésienne. « On l’a tout d’abord retracé chez le marquis d’Amat, un grand passionné du Mouvement Olympique. Après son décès, il aurait été récupéré par un collectionneur très actif, bien connu de nos services… » Pour finir la visite, Sabine dégaine l’une de ses pièces maitresses : les premiers tests de féminité des JO de Grenoble. Mai 68 n’est pas encore passé par là, mais déjà ces prélèvements gynécologiques provoquent une levée de boucliers, on va jusqu’à parler d’une sorte de viol organisé. Ces tests seront supprimés en 1996 à Atlanta.

Alors, et ce Coubertin Libertin ? On disait que le controversé baron était misogyne. Pas de doute côté sport, avec une lecture pour le moins restrictive de la femme et de ses capacités physiques. Mais son champ de vision savait s’élargir dès qu’il s’agissait de tenir salon. Son album en forme de carnet de bal fourni, parsemé de dessins et de rendez-vous avec des baronnes, marquises et comtesses, annotés du fameux « Madame sera chez elle » est un peu le Tinder de l’époque. Restauré, il a été trempé dans un liquide au PH moins acide qui le rend moins friable. Le carnet, pas le baron.

Le baron Pierre de Coubertin. En mode dandy devant son oeuvre.
Torches, pointes, sculptures, affiches, mascottes. Rien n'échappe aux gants de Patricia Reymond.
Breloques en stock dans les sous-sols du Musée.
Avant le ruban, il y eut la chaîne. Un peu moins Snoop Doggy Dog.
Ci-gît le piolet de Maurice Herzog. Redescendu d'un légendaire et controversé premier 8000.
Question pour un champion (olympique). « J’ai marché à l’huile d’olive, fonctionné au résiné, puis au gaz. Lorsque je dois voler en avion, ma flamme est protégée par une lampe de sécurité, semblable à celle des mineurs. La nuit, je suis conservée dans une vasque spéciale. Je suis, je suis… »

- la torche olympique -

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Le coin des torches, curieusement le plus apprécié des visiteurs. Y a-t-il un rapport avec '"Allumer le feu?"
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A ma gauche, les archives, à ma droite le musée. Du premier ne remonte que très peu de choses. Trésors en sommeil.
Athlétisme, boxe, aviron, escrime. Indémodables basiques de l'olympisme. On les retrouvera à Paris 2024.
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Est-ce une robe ou une pièce montée ? De la haute-couture ou de la pâtisserie ? Rien ne se refuse pour un costume de cérémonie.
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Dans les tiroirs des archives, un siècle d'olympisme vous contemple. Ou presque.

Où l’on découvre comment distinguer une fausse médaille olympique d’une vraie.

Au deuxième sous-sol, Patricia Reymond, c’est un peu la Garry Kasparov du placard à manivelle. Dans son département des Artefacts qu’elle gère depuis 2001, une date, un sport où un nom suffisent à la faire se déplacer à la bonne case. « Il faut savoir regarder un objet, être un peu détective pour retrouver sa trace… s’amuse-t-elle en enfilant des gants, indispensables pour des raisons de conservation. « Récemment, on a fait un test pour s’entrainer à trouver le plus vite possible les objets difficiles d’accès, comme cette volumineuse robe à crinoline de la cérémonie de clôture des JO de Londres 2012.» Retrouvée sans peine. Sur les étagères, un bric-à-brac de statues en bronze, lutteurs, athlètes, alpinistes, cavaliers. Si le musée collecte autant d’œuvres d’art, c’est que cela raconte des choses sur l’évolution des sports. Ici, un tableau d’André Dunoyer de Segonzac, le lanceur de javelot (1930), là des peintures évoquant le foot et rugby de Jean Jacoby, artiste luxembourgeois qui remporta deux fois, en 1924 et 1928, la médaille d’or des compétitions d’art olympique. « Entre 1912 et 1948 » précise Patricia, « il y a eu ces fameux concours d’art où les artistes (sculpteurs, peintres, architectes…) primés recevaient une médaille comme les athlètes. Selon le souhait de Pierre de Coubertin, ils devaient être amateurs, afin de se conformer à la philosophie des jeux. En 1948, la qualité des œuvres n’étant plus au rendez-vous, on s’est plus orienté vers un festival culturel. » Sur un porte-manteau trône la tenue strass froufrous et paillettes du couple de patineurs Gwendal Peizerat et Marina Anisina. Relique kitsch de leur programme Roméo et Juliette, récompensée par l’or à Salt Lake City (2002). Parfois, il y a des demandes surprenantes : ainsi, pour Munich, le film de Spielberg sur la prise d’otages, la costumière a questionné l’équipe sur les écussons des tenues des sportifs, qu’elle voulait reproduire.

Devant l’extravagance du stock, on se dit que peu de choses manquent. Mais le ventre des JO est un gouffre, son appétit semble insatiable. Sa boulimie peut se porter aussi bien sur des raretés comme les casques de gardiens de hockey que sur du matériel de saut à ski féminin. « On recherche aussi tout ce qui revêt une charge émotionnelle : des costumes de patinage artistique, des maillots de natation synchronisée ou de gymnastique, tous ces sports qui reposent sur le jugement. » Et si jamais vous entendez parler du lit pliable de Paris 1924, le fameux « lit olympique » qui permettait d’héberger l’hôte passionné, envoyez-nous un mail, on transmettra à qui de droit.

Re question pour un champion (toujours olympique). « Je suis né en direct de l’espace, le 19 juillet 1980, moulé et façonné en Rippor, matériau innovant, par deux cosmonautes russes dans la station orbitale Salyut 6. Je suis, je suis »…


- Micha, le petit ours mascotte des JO de Moscou -

Les fameux placards à manivelle. Dedans, des oeuvres méconnues, dont certaines raviraient les collectionneurs d'un marché en bonne forme.

En parcourant les allées, au fil des objets, les anecdotes surgissent. Tel ce Trophée Taher Pacha, crée pour récompenser le fair-play. Le premier est décerné en janvier 1965 au bobeur italien Eugenio Monti. Qui comble de l’altruisme dans un feel-good movie fila l’écrou qui manquait au bob de ses concurrents directs, les Britanniques Tony Nash et Robin Dixon, lors des JO d’Innsbruck en 1964. Qui gagnèrent cette année-là, Monti se contentant du bronze alors qu’il était le grand favori. Quatre ans plus tard, le généreux Eugenio remportera deux médailles d’or aux JO de 1968.

Autre placard, autre avalanche d’objets. Des chaussures à pointe, cette fois-ci. Celles du sprinter Américain Carl Lewis, que ses admirateurs rêveraient sans doute de renifler pour savoir quelle odeur a la victoire sur 100, 200 et relais 4 X 100 m. Un modèle expérimental fait en cuir de kangourou, un autre au motif du drapeau amércain développé par un équipementier pour un athlète qui ne l’a finalement jamais porté. « Les formes des chaussures sont faites en mousse inerte qui ne se dégrade pas » précise Patricia Reymond. «Comme les colles travaillent, on a pris soin de contacter chaque équipementier pour être le plus efficace possible dans la restauration. »

Dans le placard à manivelle 55 (détendez-vous, on ne va pas tous les faire), quelque chose nous a forcément titillés. Celui du ski et du « surf des neiges ».

Voici un snowfish, prototype qui aurait dû être utilisé dans des épreuves de ski nautique, et qu’on aurait bien vu dans le dernier épisode de Rancho surfant sur l’eau. Question ski, le musée n’est pas si riche, surtout dans les premières éditions. « Rien de Chamonix 1924 » déplore Patricia Reymond. Qui se console en soupesant les trois médailles de Jean-Claude Killy glanées il y a un demi-siècle à Grenoble. Sont-ce des originaux ? « Oui, alors que la plupart proviennent du Comité d’Organisation qui fabriquent toujours des médailles en plus en cas d’ex-aequo ».

Au fait, comment distinguer une fausse médaille d’une vraie ? « Aux poinçons, aux dimensions, au poids, à l’aspect. Mais c’est surtout sa provenance qui est déterminante : c’est la garantie la plus sûre de son authenticité. Un faux aura la plupart du temps des lacunes dans son histoire, son parcours. »

Esquisses de Pierre de Coubertin dans son fameux carnet de bal.
Pas un pas sans tomber sur la moustache fournie comme un rhododendron du Baron. On lui doit les JO moderne. Mais tout de même.
Elle sera chez elle. Et le baron P de C aussi.
A l'équerre. Propre et en ordre. La Suisse.

Où l’on s’amuse avec le premier travelling humain.

On l’imagine, Fernando Scippa, archiviste photo, terré dans son bureau au centre de presse des JO, travaillant main dans la main avec l’équipe des 7 photographes portant le badge magique, sésame absolu, le très sélect « All Access ». « Participer aux JO, même dans les coulisses, c’est très excitant. J’ai eu la chance d’y passer 12 semaines de ma vie : Athènes, Turin, Pékin, Vancouver. Et à chaque fin de compétition, nous comme les athlètes, avons une grosse boule dans la gorge… » Mais une fois de retour, c’est un tri de Titan qui attend Fernando et son équipe. « A chaque JO, 30 000 photos supplémentaires viennent enrichir notre fonds. Il faut tout restaurer, documenter, archiver. Et c’est parfois très compliqué, car beaucoup d’images ne sont ni signées, ni datées. Parfois, pour les restaurer, il arrive qu’on démembre entièrement un album en enlevant toutes les images car les colles les abîment.» Parmi les mythiques clichés d’époque, cette image de l’équipe américaine de natation qualifiée pour les JO de Paris 1924 et s’entrainant sur le pont d’un paquebot transatlantique, ou encore ces photos finish incroyables, où les corps difformes des sprinters s’étirent aux extrémités pour former d’effrayants moignons. « Tous ces documents et objets nous permettent de retracer l’évolution du travail photographique qui devient avec la multiplication des médias, de plus en plus difficile. » Et cette question, de plus en plus présente à l’esprit des photographes de sport, réduits sur les grands événements, à une meute hurlante, requérant l’attention du vainqueur, comme celle d’un acteur lors d’un photo call sur les marches du Festival de Cannes. Comment faire l’image originale, unique, capter un regard, un sourire, une douleur, quand une forêt d’objectifs cerne le champion ? En 1936, on ne se posait pas ce genre de question. On se contentait de s’allonger sur le toit d’une voiture en marche pour shooter des concurrents en action, et d’inventer ce-faisant, le premier travelling humain.

Flyers des JO de Cham'.
Sabine Christe dans son antre. Prête à dévoiler le passé coquin de Pierre de Courbertin.
Dans le temps, on se cassait la nénette pour poser sa candidature.
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La station Suisse s'est fendue de bois, magnifique coffret, pour emballer le CIO et obtenir les JO.

Où l’on parle de la planche de snowboard de Shaun White.

Jamais visite guidée ne fut plus passionnante. Anne-Cécile Jaccard, cheffe de projet exposition est une conteuse née, établissant des parallèles osés mais pertinents entre les époques. Elle nous fait malicieusement mettre nos sacs au vestiaire, dans un des 216 casiers aux noms des athlètes et de la couleur de leurs médailles. Le casier de 68 après JC Killy, étant pris, nous nous rabattons sur celui de Serena Williams. Direction le dolichos, le 5000 m (4615 m pour être précis, soit 24 stades) des Jeux Antiques, couru en string-pagne, par le Mo Farah du 69 après JC, j’ai nommé le célèbre Politès de Kéramos. Remarque d’Anne-Cécile : «Drôle de voir comme les attitudes ont peu changé. Regardez ces athlètes du diaulos, l’équivalent du 200 m. Ils ont déjà des morphologies assez modernes, avec de grosses cuisses. Les notions de diététique existent aussi : agneau ou bœuf selon les disciplines ! » Quant au pancrace, ultimate fighting avant l’heure, le régime, ce n’était pas du sans gluten, mais du sang partout. Bref, il y avait des morts. L’important, comme dit le bon baron, c’est de participer. Faisons un bond de Bob Beamon dans le temps vers les JO de l’ère moderne les plus étudiés : Berlin, Mexico et Munich. Nazisme, Black Power, prise d’otages. Des JO polémiques et tragiques, à en oublier le paquet de clopes des JO de Mexiiiiiiico et la bouteille d’alcool qui va avec, placés sous verre, pour ne pas passer sous silence une époque où la nicotine s’invitait parfois dans les vestiaires. Comme le souligne Anne-Cécile, passer en revue les JO, c’est voir se dessiner l’histoire sociale et géo-politique du 19ème au 21ème siècle. La possibilité d’en extraire ses innombrables curiosités, des chaussures recouvertes en partie de peau de requin censée évacuer l’eau, chaussées par le vainqueur du steeple chase à Munich Kip Keino au vélo des JO de1896 à pignon fixe sans frein ni cale-pieds, ancêtre du fixie. Quant à la planche de snowboard de Shaun White, l’émissaire de l’équipe de collecte chargé de la récupérer aux JO de Vancouver, était tellement ému de voir son idole Flying Tomato (surnom donné à Shaun en raison de sa rousseur) se parer d’or, qu’il a tout simplement oublié de lui demander.

Celle du haut à droite m'intéresse. Combien ?
Perso, rien à ajouter.
L'universalité des Jeux résumée dans ce défilé musculeux.
Peu importe qui tu es, d'où tu viens, ce que tu fais.

A voir : jusqu'au 22 avril, l'exposition « Parlez-vous PyeongChang ? » au musée olympique. www.olympic/org.musee

Et aussi : le film “Road to Tokyo” un documentaire de Nixon Friere qui explore les raisons -ou non- d’intégrer le skateboard aux JO de Tokyo en 2020.

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Footnote: Texte : Patricia Oudit / Photos : Jérémy Bernard / D.A. : Matt Georges. SR/ Marie-Julie Arnould.
Lausanne, Suisse